Actes du colloque


congres2014_pub_siteWEB5e Congrès Biennal du CQJDC – 2014

Résumés des communications et présentations Power point autorisées par les auteurs.


Mercredi 23 avril

Déjeuner VIP ($) 8 h 00 à 9 h 45
Aider peut changer une vie

Camil Sanfaçon, Cofondateur du CQJDC et consultant en éducation

J’aime ce que je fais, mais j’ai peur d’y laisser ma peau. Mon travail implique toujours une relation d’aide qui risque de me laisser en déficit d’énergie. L’école est un lieu d’interactions qui suscite une grande intensité émotive. Les influences multiples, le réseau de relations, la dynamique des groupes, la promiscuité, le climat, les interventions venant de l’extérieur donnent lieu à des situations et des perceptions quelquefois contradictoires. Les besoins des jeunes, les attentes des collaborateurs, des professionnels, des parents, exercent une pression sur mon rendement. Comment garder mon enthousiasme? Aider quelqu’un à « faire un bout de chemin » ne veut pas dire « faire le bout de chemin » à sa place. Aider, c’est guider, supporter et encourager la personne à faire de meilleurs choix pour résoudre ses problèmes. Si je sais aider, cela peut changer ma vie et celle de la personne que j’aide. Pendant cet atelier-échange nous aborderons :

  • les besoins des personnes aidantes ;
  • comment ménager son énergie ;
  • les caractéristiques d’une relation d’aide de qualité ;
  • les effets sur les personnes aidantes et aidées ;
  • l’importance de savoir se protéger ;
  • les limites de la relation d’aide.

Je vous invite chaleureusement à participer à cet atelier et à découvrir que l’on peut exercer une relation d’aide sans se brûler. 


Conférence d’ouverture 10 h 15 à 11 h 30
Travailler ensemble pour prévenir les difficultés comportementales : le Soutien au Comportement Positif (SCP)

Steve Bissonnette, Professeur, Unité d’enseignement et de recherche en éducation, TELUQ

Le Soutien Comportemental Positif (SCP) représente, en contexte éducatif francophone, une application du système Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS) utilisé dans plus de 18 300 écoles un peu partout aux États-Unis. Le SCP propose la mise en place d’un système de soutien visant la gestion des comportements afin de créer un milieu propice à l’apprentissage. Le système préconise l’adoption d’une approche à l’échelle de l’école tout entière dans laquelle on prend les devants en matière de discipline. Il se fonde sur l’idée que les comportements attendus en classe et hors classe doivent être définis précisément, enseignés explicitement et être reconnus lors de leur manifestation. De plus, un continuum d’interventions est défini afin d’agir rapidement et efficacement lors de problématiques comportementales et de soutenir l’adoption des comportements préalablement enseignés. Lors de cette communication, nous présenterons les grandes lignes du SCP/PBIS et quelques résultats de recherches obtenus en sol québécois.

steve_bissonnetteMonsieur Steve Bissonnette est professeur à l’Unité d’enseignement et de recherche en éducation à la TÉLUQ depuis juin 2012. Au cours des quatre années précédentes, il a également été professeur et directeur adjoint au Département de psychoéducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) au campus de Saint-Jérôme. Son domaine de spécialisation est l’intervention en milieu scolaire. Il a travaillé, pendant plus de 25 ans, auprès des élèves en difficulté et du personnel scolaire dans les écoles des niveaux élémentaire et secondaire ainsi qu’en centre jeunesse. Ce professeur s’intéresse aux travaux sur l’efficacité de l’enseignement et des écoles, à l’enseignement explicite, à la gestion efficace de la classe et des comportements dans l’école ainsi qu’aux approches et moyens pédagogiques favorisant la réussite des élèves présentant des troubles du comportement et de ceux ayant des difficultés d’apprentissage. De plus, monsieur Bissonnette est le premier chercheur canadien dont les travaux portent spécifiquement sur l’implantation du système « Le Soutien au Comportement Positif (SCP) » ou Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS) dans les écoles francophones, particulièrement dans les écoles québécoises. Il a prononcé plus de 240 communications dans divers congrès et colloques en éducation et participé à la rédaction de plus de 70 publications sur le thème de l’efficacité des écoles et de l’enseignement, dont Comment enseigne-t-on dans les écoles efficaces ? Efficacité des écoles et des réformes (2006) ; Échec scolaire et réforme éducative. Quand les solutions proposées deviennent la source du problème (2005), tous deux aux Presses de l’Université Laval. Au printemps 2012, monsieur Bissonnette a reçu, des étudiants en psychoéducation de l’UQO au campus de Saint-Jérôme, une mention d’honneur pour la qualité de son enseignement. Il est membre de l’Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices du Québec (OPPQ) et chercheur associé au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE).

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Conférence 13 h 30 à 17 h 00
Intervenir auprès des garçons : un défi ou un privilège ?

Nathalie Marceau, Directrice des services pédagogiques, Collège du Mont-Saint-Anne

Le fait d’être un garçon est considéré comme l’un des facteurs de risque du décrochage scolaire. De plus, les garçons présentent une plus grande vulnérabilité que les filles en ce qui a trait aux troubles de la conduite, à la consommation d’alcool et de drogues, de même qu’aux troubles d’apprentissage. Ils sont, plus que les filles, victimes de mauvais traitements psychologiques et de violence physique, d’abus physique, de négligence et d’abandon tout en ayant un moins bon soutien social que les filles (CSSS les Sources, 2008).

Dans cet atelier, nous souhaitons aborder les interventions efficaces en nous appuyant sur une partie spécifique du modèle multidimensionnel explicatif du décrochage scolaire de Fortin, Marcotte, Diallo, Potvin et Royer (2012). Trois variables composent l’intervention auprès des garçons : le soutien pédagogique, le soutien émotionnel et l’encadrement. Tout intervenant qui souhaite améliorer ses interventions peut examiner sa pratique et modifier cette dernière pour mieux répondre aux besoins des élèves. Pour accompagner l’intervenant dans la modification de sa pratique, une approche s’appuyant sur le modèle de Zimmerman et Labuhn (2012) est utilisée.

Dans cet atelier, trois objectifs sont poursuivis : 1) prendre conscience des caractéristiques des interventions efficaces auprès des garçons en lien avec le soutien pédagogique, le soutien émotionnel et l’encadrement ; 2) évaluer ses pratiques actuelles et 3) structurer le changement d’une de ses pratiques. L’atelier, dynamique, s’appuie sur un contenu théorique pour amener l’intervenant à dépasser ses actions spontanées. C’est par la présentation de vidéos, la réalisation d’activités et l’échange de groupe que les objectifs seront répondus.

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Conférence 13 h 30 à 17 h 00
À l’école, on prend soin de ma santé mentale

Anne-Marie Beaulieu, Psychoéducatrice, personne-ressource, SRSE comportement/santé mentale, commissions scolaires de la Montérégie
Ginette Leduc, Psychoéducatrice, C.S. de la Vallée-des-Tisserands

Depuis trois ans, un groupe de travail formé de professionnels des commissions scolaires de la Montérégie travaille sur l’élaboration d’un référentiel en santé mentale. L’ouvrage est diffusé depuis l’automne 2013. Dans une approche basée sur la réponse à l’intervention (RAI), cet outil vise à outiller les milieux scolaires, afin qu’ils mettent en place des ressources efficaces en promotion de la santé mentale, en prévention des difficultés de santé mentale et qu’ils soutiennent les élèves présentant un trouble mental.

Deux ouvrages en partie semblables ont été élaborés à l’intention du primaire et du secondaire. Ils s’adressent prioritairement aux professionnels scolaires de même qu’aux gestionnaires. Chacun des ouvrages est divisé en trois sections : l’intervention universelle, l’intervention ciblée et l’intervention intensive et spécialisée. Chaque section, en plus de présenter des concepts théoriques essentiels, est garnie d’un nombre important de fiches descriptives de programmes et d’outils. S’appuyant sur tous les grands encadrements des dernières années (Politique de l’adaptation scolaire, École en santé, Plan d’Action en santé mentale, Avis de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), etc.), le référentiel veut favoriser une bonne analyse de situation, la mise en place d’actions concertées et réfléchies, et un choix de moyens judicieux et reconnus efficaces afin de prendre soin de la santé mentale de tous les jeunes vivant en contexte scolaire, qu’ils soient en pleine santé mentale, à risque de développer des problèmes ou qu’ils aient un ou plusieurs diagnostics de troubles mentaux.

Dans cet atelier, à travers des présentations théoriques, des histoires de cas, de courts exercices, et des échanges, nous explorerons les différentes parties du référentiel (concepts et outils) et verrons l’utilisation possible que les différents milieux peuvent en faire. Bien que d’abord conçu pour le milieu scolaire, cet outil peut convenir à tous les milieux soucieux d’offrir un cadre de vie favorisant la bonne santé mentale des jeunes.

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Conférence 13 h 30 à 17 h 00
La zoothérapie comme support à l’intervention auprès des enfants présentant des troubles graves du comportement

Rock Girard, Psychologue, ressource régionale en difficulté de comportement, C.S. des Premières-Seigneuries
Josée Bélanger, Psychoéducatrice, École du Versant, C.S. des Découvreurs
Stéphane Rostin, Éducateur spécialisé, École du Versant, C.S. des Découvreurs

L’oeil du cyclone est une ressource en adaptation scolaire pour les enfants présentant des troubles graves du comportement. Évoluant au sein de la Commission scolaire des Découvreurs, à Québec, depuis maintenant 10 ans, elle a su, au fil du temps, développer une approche bien à elle… la « canithérapie » !

C’est sans prétention et sans qualification particulière que la grande aventure a débuté dans le service. L’agente de réadaptation était désireuse de faire profiter les enfants du bienfait qu’elle retirait, elle-même, de la présence de sa chienne Molly. Pourquoi pas… si cela me procure un mieux-être, les enfants pourraient peut-être aussi en bénéficier ?

Après quatre ans d’expérimentation, nous pouvons crier haut et fort que la présence des chiens, au quotidien, avec le personnel de l’établissement, les enfants, les parents et les différents partenaires nous permet parfois de faire des progrès inespérés !

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Conférence 13 h 30 à 17 h 00
Violence et intimidation : 100 % prévention, 100 % intervention

Louis Robitaille, Psychologue et agent de soutien régional, Direction régionale, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (région 03-12)

Le Plan d’action pour prévenir et traiter la violence et dernièrement la Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école et son plan de lutte, ont fourni l’occasion de consolider les pratiques des écoles concernant la violence et l’intimidation.

Cet atelier vous permettra de connaitre ce qui s’est fait dans la région 03-12 au cours des quatre dernières années : la démarche de notre région (comités de travail, accompagnement des commissions scolaires et des écoles) ; l’application que nous avons faite de la RAI (réponse à l’intervention) ; les bonnes pratiques mises en place (du portrait de situation à la régulation, en passant par la mobilisation, les conditions gagnantes et les trois niveaux d’intervention) ; les résultats obtenus. Cette visite des actions de l’école pour un milieu sain et sécuritaire sera illustrée tout le long de l’atelier par des exemples tirés du vécu des écoles et des commissions scolaires (vidéos, témoignages sur place d’intervenants, présentation d’activités et d’outils). Un beau chantier qui a porté fruit.

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Conférence 13 h 30 à 15 h 00
L’approche de médiation en protection de la jeunesse au Québec : application auprès d’adolescents présentant des troubles de comportement sérieux

Sylvie Drapeau, Professeure, École de psychologie, Université Laval
Diane Chouinard, Travailleuse sociale, Centre jeunesse de Québec-Institut universitaire

Jean-Philippe Goulet, Conseiller en développement professionnel, Centre jeunesse de la Montérégie
Anik Lachance, Chef de services à l’application des mesures, Centre jeunesse Chaudière-Appalaches
Magalie Vézina, Étudiante au doctorat, École de psychologie, Université Laval

Au cours des dernières années, trois centres jeunesse du Québec se sont associés pour expérimenter une approche novatrice en protection de la jeunesse : la négociation sur intérêts. L’approche expérimentée s’appuie sur un processus de négociation basé sur les « intérêts » des participants. Elle repose sur l’identification des besoins des acteurs et le choix d’options menant à un projet d’entente équitable et satisfaisant pour toutes les parties. Ce processus de négociation sur intérêts s’inscrit à l’intérieur du courant des approches alternatives de résolution de conflit, plus spécifiquement celui des approches de médiation.

L’objectif de ce projet était d’évaluer l’implantation et les effets de l’application d’un programme d’intervention basé sur l’utilisation de cette nouvelle approche auprès de jeunes suivis pour troubles de comportement sérieux en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ). De fait, ces jeunes reçoivent des services lorsque leur conduite porte atteinte à leur intégrité physique ou psychologique ou à celle d’autrui et que leurs parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation (article 38f). Un devis quasi expérimental avec groupe de comparaison non équivalent a été privilégié. Deux cent cinquante-trois (253) dyades (parents et jeunes) ont été interrogées à deux reprises à 6 mois d’intervalle. Les résultats montrent que les parents ayant participé à l’approche de médiation perçoivent une amélioration plus importante du fonctionnement général de leur famille et de leur sentiment de compétence que les parents du groupe de comparaison. De plus, les jeunes et les parents remarquent davantage une réduction de leurs conflits.

La présentation consistera à préciser l’origine du projet et l’application de l’approche de médiation en protection de la jeunesse et à présenter certains outils utilisés par les intervenants. Finalement, le devis de recherche et les résultats seront expliqués de manière à mieux documenter les effets de l’approche de médiation auprès des jeunes présentant des troubles de comportement sérieux.

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Conférence 13 h 30 à 15 h 00
Intervention 100 % : une intervention concrète et concertée de l’adulte témoin face à la violence verbale

Claudine Pelletier, Agente de soutien régional, Direction régionale MELS Montréal
Priscilla Côté, Conseillère pédagogique en prévention de la violence, C.S. Marguerite-Bourgeoys
Nathalie Saussey-Marin, Psychoéducatrice, C.S. Marguerite-Bourgeoys

À la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, la conseillère pédagogique en prévention de la violence, soutenue par l’agente de soutien régional au plan d’action pour prévenir et combattre l’intimidation et la violence à l’école, a débuté une démarche structurée et planifiée pour soutenir les écoles dans le cadre de l’élaboration de leur plan de lutte. Un des défis qui s’est manifesté à la suite de la réalisation du portrait de situation des écoles est le besoin d’outiller davantage les adultes témoins de comportements violents, particulièrement en lien avec la violence verbale qui se produit dans un contexte moins structuré.

La capsule « Intervention 100 % » se veut donc un outil concret qui s’adresse à tout adulte faisant partie d’une équipe-école. Elle est composée de deux vidéos où l’on y voit un adulte en train de réaliser une intervention en lien avec de la violence verbale dans la cour de récréation (primaire) et dans les corridors (secondaire). À cela s’ajoutent une affiche où l’on explique de façon détaillée la technique, ainsi qu’une fiche de soutien à l’animation de l’activité.

Cet atelier permettra aux participants de connaitre cette démarche plus en détail, de visionner ces vidéos, ainsi que de prendre connaissance des modalités d’accompagnement de cet outil pour soutenir les intervenants.

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Conférence 13 h 30 à 15 h 00
Effets du coenseignement sur la gestion de classe et les comportements des élèves

Philippe Tremblay, Professeur, Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Université Laval

Cette communication traite des résultats d’une recherche, menée en Communauté française de Belgique, portant sur l’implantation d’un dispositif scolaire novateur, basé sur un coenseignement à temps plein et durant toute l’année scolaire, entre un enseignant régulier et un enseignant spécialisé, dans une classe ordinaire, où étaient inclus 3 à 7 élèves diagnostiqués comme ayant des troubles d’apprentissage, des troubles du comportement ou une déficience intellectuelle légère (Tremblay, 2011 ; 2012a et b). Le coenseignement est défini comme un travail pédagogique en commun, dans un même groupe et dans un même temps, de deux enseignants partageant les responsabilités pédagogiques et éducatives pour atteindre des objectifs spécifiques et communs (Friend et Cook, 2007).

Dans ce cadre, nous avons cherché, entre autres, à mesurer et évaluer l’impact du dispositif de coenseignement sur la gestion de classe et le comportement des élèves. Nos entretiens avec les enseignants en coenseignement relèvent que cette gestion de classe leur parait facilitée par la présence d’un 2e enseignant. Les problèmes de comportement sont moins fréquents, moins intenses et les interventions plus proactives et rapides. Des observations systématiques, fréquentes et nombreuses des comportements des enseignants et des élèves, réalisées en classe, viennent corroborer les affirmations des enseignants. L’absentéisme est également moins important dans ces classes par rapport aux classes d’enseignement spécialisé. Les principaux éléments explicatifs soulevés sont : une meilleure préparation des activités, la rapidité des transitions entre celles-ci, l’implication des élèves, le soutien individualisé sur le plan des apprentissages, le travail coopératif (groupe, dyade et tutorat), la proactivité et les contacts des parents.


Conférence 15 h 30 à 17 h 00
Cédez le passage… (du primaire vers le secondaire)

Karine Tremblay, Psychoéducatrice, École Jean-Gauthier, C.S. Lac-Saint-Jean

Cette conférence présente une façon de travailler le passage du primaire vers le secondaire dans le secteur nord de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean, comprenant une école secondaire et sept écoles primaires. Quatre volets sont travaillés : volet élèves, volet parrainage, volet parents et volet enseignants. Le processus se réalise sur un an et demi et implique autant les élèves et les membres du personnel des écoles primaires que ceux de l’école secondaire. Ce projet basé sur des recherches a été mis sur pied par la professionnelle de ce milieu. Tout au long des quatre dernières années, le modèle maintenant utilisé a été bonifié par les différents intervenants et élèves des deux ordres d’enseignement. C’est un modèle complet qui tient compte des besoins des jeunes du primaire, du secondaire, des parents et des membres du personnel.

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Conférence 15 h 30 à 17 h 00
Les unités scolaires différenciées

Léonia Menegalli, Directrice adjointe, Bureau des écoles maternelles et primaires, Ministère de l’Éducation Canton Tessin, Suisse
Fabian Banzzana, Chef d’équipe du Service de soutien pédagogique, Ministère de l’Éducation Canton Tessin, Suisse

Le projet Unités scolaires différenciées (USD) a démarré dans les écoles primaires du Canton du Tessin pour l’année scolaire 2010/11 dans une forme expérimentale et suivi/évalué par l’équipe du professeur Schulz de l’Université de la Suisse italienne (Lugano). Les USD accueillent des élèves présentant des difficultés d’insertion scolaire dues à des facteurs endogènes et/ou exogènes et, pour lesquels, les ressources de l’école régulière sont temporairement insuffisantes. Ces sections veulent offrir aux élèves un contexte scolaire différencié, un parcours régulier dans des classes ayant un nombre d’élèves réduit (8-10 par classe) et, un projet pédagogique individualisé. L’intervention prévoit la collaboration avec la famille et le réseau des intervenants. L’objectif reste la réinsertion de ces élèves, après une période déterminée (1-2 ans), dans les classes régulières. Le rapport de l’Université (juillet 2012) a confirmé la validité du projet en soulignant les points forts et les éléments critiques. Le projet a été ensuite approuvé par le ministère de l’Éducation. Une période de deux ans (2012/2014) est prévue pour les réglages nécessaires et la consolidation.


Conférence 15 h 30 à 17 h 00
Me prendre en main : Je suis capable

Lucile Bouchard, Intervenante en service social, Groupe Parents-avertis
Lise Fournier, Infirmière en santé mentale, Groupe Parents-avertis

La méthode « Je suis capable » est une méthode de résolution de problèmes, issue de l’Approche orientée vers les solutions, conçue à l’intention des enfants de 4 ans et plus. Elle a été créée en 1999 par le Dr. Ben Furman, psychiatre finlandais de l’Institut de thérapie brève d’Helsinki (www.kidsskills.org ou www.parents-avertis.com). C’est un modèle par lequel les jeunes développent des habiletés nouvelles pour résoudre leurs difficultés de comportement au quotidien comme l’adaptation difficile en milieu scolaire ou milieu de garde, l’opposition, l’agressivité, l’impulsivité, la faible estime de soi, l’hyperactivité, les peurs et les phobies, etc. Donc, la plupart des problèmes de comportement peuvent être surmontés grâce à la méthode « Je suis capable » car elle propose aux jeunes une démarche concrète et des moyens variés pour y arriver. Cette méthode s’appuie sur la coopération entre l’adulte et le jeune. L’adulte accompagne le jeune tout au long de la démarche, le guide, le stimule et le renforce. Ces attitudes disposent le jeune à puiser dans ses forces et ses capacités personnelles, à trouver ses pistes de solutions, et s’engager, à travers plusieurs étapes, dans l’apprentissage de nouvelles habiletés jusqu’à ce qu’il les maitrise. C’est un modèle d’intervention qui s’utilise en individuel, en gestion de classe et en petits groupes dans les écoles, les services de garde, les centres de santé et de services sociaux, les centres jeunesse, les organismes communautaires et à la maison. Voici quelques-unes des 14 étapes de la méthode de résolution de problèmes : – Quelle habileté vas-tu apprendre ? – Par quel nom original vas-tu désigner ton habileté ? – Quels avantages ta nouvelle habileté va-t-elle t’apporter ainsi qu’à d’autres personnes ? – Ton ami magique ou ton porte bonheur – À qui vas-tu parler de ton habileté à demander de l’aide ? – Comment vas-tu croire à ton succès ? – Comment vas-tu célébrer l’acquisition de ta nouvelle habileté ? – Que feras-tu si un jour, tu ne réussis pas (la rechute) ?

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