Actes du colloque


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Conférences plénière

3e Congrès Biennal du CQJDC- 2010

Résumés des communications et présentations Power point autorisés par les auteurs.


Jeudi 13 mai 2010
Et si on donnait la parole aux jeunes…

ania_kazi

 

Ania Kazi
Recherchiste-Commentateur-interviewer
Émission Ados-Radio
Société Radio-Canada


Les enfants et les adolescents qui présentent des problèmes de comportement vivent une multitude d’expériences au cours desquelles ils se forgent leur propre opinion du monde et des adultes qui les entourent. Leur donnons-nous suffisamment l’occasion d’exprimer librement ce qu’ils pensent et ce qu’ils sont… ou encore ce qu’ils souhaiteraient être? Les écoutons-nous réellement même si ce qu’ils ont à nous livrer risque de nous déranger? Sommes-nous capables d’entendre leurs préoccupations et de voir dans leurs propos de possibles solutions qui pourraient peut-être les aider?.

Parfois, à trop vouloir les aider, entendons-nous les besoins qu’ils nous expriment? Se pourrait-il que le simple fait d’écouter ce qu’ils ont à dire nous ramène justement à leurs réels besoins et que les solutions nous apparaissent ainsi plus simples… Et si on donnait la parole aux jeunes, permet justement à quelques-uns d’entre eux de nous livrer leurs opinions concernant ce qu’ils vivent mais aussi concernant la façon dont ils voient la multitudes d’intervenants qui tentent de leur venir en aide chaque jour. Au fil des rencontres et des propos que j’ai recueillis, ces jeunes m’ont livré leurs propres suggestions et recommandations à transmettre aux adultes qui, comme vous, consacrent beaucoup de leur temps et de leur énergie à vouloir leur venir en aide. Écoutons ce qu’ils ont à nous dire……..

 

Vendredi 14 mai 2010
L’attachement : des liens pour grandir plus libre
Johanne Lemieux, travailleuse sociale spécialisée en attachement

Le lien d’attachement est ce lien affectif profond, invisible et fort efficace qu’établit le nourrisson avec le principal fournisseur de soins, habituellement sa mère en parentalité biologique et qui a beaucoup plus à faire avec la confiance et la sécurité qu’avec l’amour en tant que tel, surtout dans les premiers mois et années.

Ce que plusieurs parents et intervenants ignorent, c’est qu’il existe chez ces enfants qui transportent en eux un MOI gravement insécurisé forgé au cycle de la méfiance et de la négligence, un besoin plus fort que celui de vouloir être félicité et/ou d’avoir peur d’être puni. Il s’agit d’un besoin maladif de contrôler leur univers, leur entourage et tous les détails de leur vie. Ces enfants n’ont pas moins peur des punitions, ni moins besoin des félicitations. Mais ces deux besoins sont littéralement écrasés par le besoin de prendre le contrôle. Ne pas faire confiance aux adultes est une question de vie ou de mort pour eux… C’est pourquoi les méthodes psychoéducatives habituellement efficaces ne semblent pas avoir de prises sur eux.

Un enfant qui présente de l’indiscipline persistante due à un profond problème d’attachement devient comme « toxicomane ». Sa drogue : contrôler la relation. Peu importe que ces attaques de contrôle finissent en chicanes, en cris et en pleurs. L’enfant va souffrir de la punition, souffrir de perdre un privilège, souffrir de ses crises de colère et ses comportements opposants, mais cette souffrance n’est rien en comparaison à sa peur d’obéir à un adulte. Pour lui, obéir veut dire se montrer faible, vulnérable devant un adulte à qui il ne fait pas confiance. Nul ne peut le protéger, sauf lui-même. C’est pourquoi il surveille tout, veut tout décider, tout contrôler. Remettre sa vie, sa sécurité entre les mains d’un adulte équivaut à refuser de prendre sa « dose ».

Il se croit en danger, devient alors frustré, opposant et il n’a qu’une obsession : ne pas laisser l’adulte décider à sa place. Il prendra tous les moyens disponibles dans le vocabulaire du comportement humain, de la manipulation affective à la violence la plus explosive…
L’adulte a à présent un objectif précis: diminuer le besoin de cette drogue qu’est devenu le contrôle pour son enfant. Cet adulte a compris qu’il n’est pas à l’origine de ce comportement et que les attaques de prise de contrôle n’ont rien à voir.

Notre défi sera dorénavant celui de devenir des adultes entièrement responsables de prendre et d’apprendre les moyens nécessaires pour aider cet enfant à surmonter cette « toxicomanie » pour se sentir enfin en sécurité et reprendre sa vie d’enfant avec un développement simple et sain.


Vendredi 14 mai 2010
L’attachement : des liens pour grandir plus libre
Johanne Lemieux, travailleuse sociale spécialisée en attachement

Le lien d’attachement est ce lien affectif profond, invisible et fort efficace qu’établit le nourrisson avec le principal fournisseur de soins, habituellement sa mère en parentalité biologique et qui a beaucoup plus à faire avec la confiance et la sécurité qu’avec l’amour en tant que tel, surtout dans les premiers mois et années.

Ce que plusieurs parents et intervenants ignorent, c’est qu’il existe chez ces enfants qui transportent en eux un MOI gravement insécurisé forgé au cycle de la méfiance et de la négligence, un besoin plus fort que celui de vouloir être félicité et/ou d’avoir peur d’être puni. Il s’agit d’un besoin maladif de contrôler leur univers, leur entourage et tous les détails de leur vie. Ces enfants n’ont pas moins peur des punitions, ni moins besoin des félicitations. Mais ces deux besoins sont littéralement écrasés par le besoin de prendre le contrôle. Ne pas faire confiance aux adultes est une question de vie ou de mort pour eux… C’est pourquoi les méthodes psychoéducatives habituellement efficaces ne semblent pas avoir de prises sur eux.

Un enfant qui présente de l’indiscipline persistante due à un profond problème d’attachement devient comme « toxicomane ». Sa drogue : contrôler la relation. Peu importe que ces attaques de contrôle finissent en chicanes, en cris et en pleurs. L’enfant va souffrir de la punition, souffrir de perdre un privilège, souffrir de ses crises de colère et ses comportements opposants, mais cette souffrance n’est rien en comparaison à sa peur d’obéir à un adulte. Pour lui, obéir veut dire se montrer faible, vulnérable devant un adulte à qui il ne fait pas confiance. Nul ne peut le protéger, sauf lui-même. C’est pourquoi il surveille tout, veut tout décider, tout contrôler. Remettre sa vie, sa sécurité entre les mains d’un adulte équivaut à refuser de prendre sa « dose ».

Il se croit en danger, devient alors frustré, opposant et il n’a qu’une obsession : ne pas laisser l’adulte décider à sa place. Il prendra tous les moyens disponibles dans le vocabulaire du comportement humain, de la manipulation affective à la violence la plus explosive…
L’adulte a à présent un objectif précis: diminuer le besoin de cette drogue qu’est devenu le contrôle pour son enfant. Cet adulte a compris qu’il n’est pas à l’origine de ce comportement et que les attaques de prise de contrôle n’ont rien à voir.

Notre défi sera dorénavant celui de devenir des adultes entièrement responsables de prendre et d’apprendre les moyens nécessaires pour aider cet enfant à surmonter cette « toxicomanie » pour se sentir enfin en sécurité et reprendre sa vie d’enfant avec un développement simple et sain.


Session 1


Jeudi 13 mai 2010
1-JA1
11h00 – 12h15

Une source importante : donner la parole aux parents et miser sur leurs forces
Suzanne Lavigueur, Université du Québec en Outaouais; Montréal. Sylvain Coutu, Groupe de recherche QEM VIE – Université du Québec en Outaouais; Diane Dubeau, Groupe de recherche QEM VIE – Université du Québec en Outaouais.

La trousse « Moi, comme parent… » sera présentée comme outil susceptible de renouveler les pratiques de soutien aux parents qui ont un enfant de 0 à 11 ans. Son approche insiste sur l’importance de : (a) prendre appui sur la vision du parent; (b) valoriser son attachement à l’enfant et ses comportements éducatifs; (c) mettre à profit les ressources du réseau social.

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1-JA2
11h00 – 12h15

Démotivé, est-ce incurable?
Camil Sanfaçon, Québec.

Certains élèves participent et produisent un travail de qualité, ils sont motivés, d’autres refusent de s’engager, ils sont démotivés. Nous aborderons ensemble : les facteurs de la motivation; les causes du problème de la non-motivation; l’influence sur la motivation des intervenants; les moyens pour aider les élèves.

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1-JA3
11h00 – 12h15

Le Programme d’intervention en milieu scolaire de la Sûreté du Québec
Camil Sanfaçon, Québec.

Certains élèves participent et produisent un travail de qualité, ils sont motivés, d’autres refusent de s’engager, ils sont démotivés. Nous aborderons ensemble : les facteurs de la motivation; les causes du problème de la non-motivation; l’influence sur la motivation des intervenants; les moyens pour aider les élèves.

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1-JA4
11h00 – 12h15

Favoriser l’engagement scolaire des élèves en difficulté de comportement: un regard sur la classe à l’école primaire.
Isabelle Archambault, Université de Montréal; Montréal; Jade Vandenbossche, Université de Montréal; Jasmine Gobeil-Bourdeau, Université de Montréal.

Dans le cadre de cette communication, nous porterons un regard sur le rôle que peuvent jouer la classe et les enseignants sur l’engagement scolaire des élèves du primaire qui présentent des difficultés de comportement. Nous aborderons également différentes stratégies de prévention et d’intervention favorisant l’investissement actif des élèves à l’école.

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1-JA5
11h00 – 12h15

Aspirations scolaires des élèves victimes de violence à l’école
Christine Maltais, Université Laval; Québec. Julie Beaulieu, Université du Québec à Rimouski.

La violence à l’école est l’un des problèmes importants que subit la génération de jeunes actuels. En plus du fait que cette problématique soit liée à un grand nombre de problèmes psychologiques, scolaires et sociaux chez les adolescents qui en sont victimes, cette recherche analyse la relation entre la victimisation par les pairs et leur intention de persévérer à l’école.

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1-JA6
11h00 – 12h15

Les habiletés sociales au coeur d’une école: un projet qui nous rassemble.
Manon Doucet, Université du Québec à Chicoutimi; Chicoutimi. Isabel Gauthier, Université du Québec à Chicoutimi.

Que se passe-t-il lorsqu’une directrice, des enseignants en classe ordinaire et en spécialité, une orthopédagogue, une éducatrice spécialisée, un concierge et 250 élèves choisissent d’unir leur force, leur créativité et leurs convictions et placent au cœur de leur école les habiletés sociales? Les résultats de ce projet mettent en évidence des stratégies d’enseignement auprès des élèves et des stratégies d’accompagnement des enseignants pour l’implantation d’une démarche d’enseignement des habiletés sociales ainsi que les impacts, enjeux, obstacles et apports chez les élèves et les enseignants.

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icono-pdfCanevas d’activités


1-JA8
11h00 – 12h15

L’équipe « trouble du comportement » du CSSS-IUGS : une intervention partenariale qui donne des résultats!
Gloria Allain, CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke; Sherbrooke. Bryan Rancourt, C.S. de la Région de Sherbrooke.

Le travail partenarial de l’équipe « Trouble du comportement » du CSSS-IUG de Sherbrooke sera présentée par un intervenant de l’équipe et un représentant de la Commission scolaire. Son mandat est d’offrir des services psychosociaux concertés aux jeunes présentant des troubles sévères du comportement, ainsi qu’à leur famille. Un exemple de réussite d’un jeune et certains outils qui ont été développés pour faciliter l’organisation du travail seront également présentés.

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