Actes du colloque


6e Congrès Biennal du CQJDC – 2016

Résumés des communications et présentations Power point autorisées par les auteurs.


Lundi 25 avril

Déjeuner VIP
8 h 00 à 9 h 45
À l’école de la persévérance : susciter l’audace, cultiver la détermination

Égide ROYER
Cofondateur du CQJDC et consultant en éducation Université Laval

 

Pour certains, les élèves ayant des troubles du comportement nuisent aux apprentissages des autres élèves. Qu’en est-il de leur propre réussite scolaire ? Leur réalité est pourtant très troublante: on estime que près de 80 % de ces jeunes échouent à l’école, quand ils n’en sont pas tout simplement expulsés. La formation, entre autres des enseignants, pose problème : on confond souvent problèmes de discipline et troubles de comportement; interventions spécialisées et gestion de classe. Égide Royer vous offrira, à ce petit déjeuner, une assiette santé de pratiques exemplaires pour vous permettre de faire une différence encore plus importante dans la réussite des jeunes qui vivent des difficultés de comportement. Vous êtes les bienvenus à sa table.  


Conférence d’ouverture
10 h 00 à 12 h 00
Une approche qui fait toute une différence !

Angela AUCOIN
Ph.D. Professeure, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Moncton, Moncton, Nouveau-Brunswick, membre du Canadian Research Centre on Inclusive Education et du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (LISIS)

 

Une enseignante en début de carrière fait face à de nombreux défis lorsqu’elle apprend que plusieurs de ses élèves ont des difficultés d’ordre comportemental qui causent un retard général des apprentissages chez l’ensemble de ses élèves. Elle soupçonne des blessures émotionnelles profondes chez certains de ceux et celles qui ont des problèmes de comportement et refuse de les soumettre à des sanctions punitives. En empruntant des stratégies du courant humaniste en éducation, elle réussit à créer un climat de classe positif où il fait bon apprendre. Son approche, centrée sur l’élève, lui permet de réaliser qu’une parole ou un seul geste peut faire toute une différence dans la vie de ses élèves. Elle amorce sa carrière en sachant qu’en effet, on fait une différence !


Atelier L1-1
13 h 30 à 15 h 00
L’intimidation : mieux comprendre pour mieux intervenir avec une approche développementale

Eva DE GOSZTONYI
Psychologue, Centre of Excellence for Behaviour Management – SRSE – TC – secteur Anglophone

 

Comprendre comment se construit la personnalité d’un intimidateur permet ensuite de la déconstruire, de façon efficace et durable. La plupart des approches assument que l’intimidation est un comportement appris ou résulte de l’incapacité d’acquérir des compétences sociales. En se basant sur le paradigme du Dr Gordon Neufeld, nous examinerons le syndrome de l’intimidation pour découvrir que ses racines profondes et instinctives se trouvent dans la dynamique de l’attachement et de la vulnérabilité. Cette présentation est éminemment pratique et trouvera des applications dans nombre de situations.

 

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Atelier L1-2
3 h 30 à 15 h 00
Les particularités sensorielles et leurs impacts sur le comportement

Dominique LABRECQUE
Personne-ressource régionale en déficiences motrices et organiques, Service régional de soutien et d’expertise en DMO, Commission scolaire des Navigateurs

 

Nancy LABRECQUE
Ergothérapeute scolaire à la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin

 

Sophie débute ses journées assez calmement, mais termine souvent très excitée, en conflit avec ses pairs ou désorganisée. Les journées avec éducation physique ou musique, c’est pire. Antoine pousse, bouscule dans les rangs et sur la cour d’école, malgré les nombreuses interventions faites auprès de lui. Émile est inattentif, mais l’évaluation ne démontre pas la présence d’un déficit de l’attention. Ces enfants ont en commun un déficit d’intégration sensorielle (Ayres, 1989; Dunn, 1997). Ces difficultés toucheraient de 40 à 85% des élèves ayant un diagnostic établi et jusqu’à 90% (Baranek et al., 2006) des élèves ayant un TSA. Qu’est-ce que l’intégration sensorielle? Qu’est-ce que la modulation sensorielle? Répondre à ces questions permet de mieux comprendre certains comportements d’élèves souvent interprétés comme des troubles de la conduite et d’intervenir d’une façon différente qui s’avérera plus efficace. Un survol des particularités sensorielles possibles et d’interventions réalistes en classe sera présenté.


Aterlier L1-3
13 h 30 à 15 h 00
Démarche d’intervention visant à rétablir un bon climat de classe dans les groupes dits «fermés»

Marco OUELLET
Enseignant ressource en problèmes de comportement/troubles de comportement, École secondaire du Triolet, Commission scolaire de la région de Sherbrooke et chargé de cours, Université de Sherbrooke

 

Manon RONDEAU
Enseignante ressource en problème de comportement / trouble de comportement, école secondaire du Triolet, Commission scolaire de la région de Sherbrooke

 

Dans notre école secondaire publique, les groupes sont majoritairement fermés pour répondre aux objectifs des différents programmes. Cette organisation favorise l’émergence de comportements et d’attitudes qui nuisent à la dynamique du groupe et des individus, au climat général et ultimement à la réussite scolaire de certains élèves. Plusieurs enseignants soulignent le défi de plus en plus grand d’établir et surtout de maintenir un climat favorable et propice aux apprentissages dans ces groupes. Dans le but de soutenir et d’aider les enseignants, j’ai développé un modèle d’accompagnement inspiré du document produit par les services régionaux de soutien à l’expertise des régions de la Mauricie et du centre du Québec « Intervenir auprès des groupes difficiles : guide d’accompagnement des enseignants du secondaire » qui implique les élèves, les parents, les enseignants, les intervenants et la direction. Parce qu’elle s’inspire des travaux qui se sont intéressés à la dynamique des groupes et aux différents types de leadership, le modèle expérimenté permet d’appliquer des stratégies préventives afin de favoriser le développement et le maintien d’un climat respectueux et propice aux apprentissages pour les élèves de ces groupes, en toile de fond, la collaboration soutenue entre les enseignants, les intervenants et la direction.

 

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Atelier L1-4
1:30PM to 3PM
Zootherapy

Danielle BÉLISLE
Psychoeducator, Eastern Township School Board

 

Jeri BURGESS
Zootherapist

 

The Zootherapy experience described in this workshop was the initiative of a psychoeducator working in a Québec school board in collaboration with a fully qualified dog trainer. Sessions were conducted with chosen and trained dogs, and were aimed at creating the conditions favourable to increasing the student participants’ cognitive, psychological, physical and social development. Sessions were both individual and group. This workshop will describe the challenges encountered and provide strategies for positive outcomes.


Atelier L1-6
13 h 30 à 15 h 00
Planification psychoéducative d’une activité : une structure en 13 composantes

Frédérick MARTIN
Agent de développement, Boscoville 2000

 

Simina STAN
Agent de développement, Boscoville 2000

 

En 2014, les centres jeunesse associés à Boscoville 2000 ont nommé le besoin d’approfondir les notions du modèle psychoéducatif liées à l’opération professionnelle de la planification et de se doter d’un langage commun quant à la définition des composantes de la structure d’ensemble. Dans une vision de partage, nous avons développé un guide de planification en se basant sur les riches expériences de nos partenaires comme source de savoirs et de savoirfaire. Le guide de planification psychoéducative d’une activité vise à soutenir les démarches de planification d’activités s’adressant à une clientèle en difficulté d’adaptation. La planification est une opération primordiale, car elle permet d’ajuster les objectifs et les moyens au potentiel adaptatif des sujets et d’augmenter le sentiment de compétence des intervenants face à l’animation des activités planifiées. Ce guide élabore chacune des composantes sous forme de : « définition », « à quoi sert la composante » et « pistes de réflexion ».

 

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Atelier L1-7
13 h 30 à 15 h 00
La responsabilisation dans un contexte de réussite scolaire : Je fais la différence, je travaille en prévention!

Edith MOREAU
Enseignante ressource,enseignante en adaptation scolaire, orthopédagogue et éducatrice spécialisée,Commission scolaire de la Capitale

 

Lucile BOUCHARD
Travailleuse autonome et travailleuse sociale, Parents-Avertis, CLSC

 

Afin de favoriser la réussite d’un plus grand nombre de jeunes qui fréquentent nos écoles et nos organismes, les intervenants perfectionneront leur approche en utilisant les outils de l’échelle de responsabilisation. Issue de l’approche orientée vers les solutions (AOS), la méthode Je suis capable, les techniques d’intervention élaborées par monsieur Ben Furman, psychiatre finlandais, sont utilisées afin de responsabiliser les jeunes dans leurs actions au quotidien. Les jeunes développent une compréhension de leurs émotions, de leurs réactions dans différents contextes. Enfin, un outil efficace, simple à utiliser et surtout, qui engendre des changements rapides. Dans cette conférence, la présenta­ tion détaillée des étapes de l’échelle de responsabilisation seront présentées et des exemples concrets feront l’objet d’une étude de différents cas. Madame Lucile Bouchard, fondatrice de Parents­Avertis, sera présente afin de répondre à des questions plus pointues quant à cette approche dont elle détient les droits d’auteurs.  


Atelier L2-1
15 h 30 à 17 h 00
La méthode d’intérêt en commun

Jean-François OUELLET
Psychoéducateur, Commission scolaire de Montréal

 

Lors de cette présentation, les différents intervenants auront l’opportunité de se familiariser avec une méthode d’intervention pour des situations d’intimidations. La méthode vise à redonner du pouvoir aux individus impliqués dans la situation d’intimidation. Les différents acteurs sont guidés et amenés à jouer un rôle important dans la recherche de solution. Les objectifs ultimes sont d’amener la victime à prendre position en s’affirmant et permettre à l’intimidateur de développer une préoccupation pour la victime. Les participants à cette présentation pourront repartir avec une bonne compréhension des enjeux de cette méthode d’intervention. De plus, les intervenants qui voudront appliquer cette méthode d’intervention dans leur milieu pourront tenter l’expérience. Peut-être développeront-ils, comme moi, un intérêt marqué pour cette méthode d’intervention.

 

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Atelier L2-2
15 h 30 à 17 h 00
La lecture interactive : un outil pour développer la théorie de l’esprit chez une enfant autiste

Marie-Pierre BARON
Professeure, Université du Québec à Chicoutimi

 

Hélène MAKDISSI
Professeure, Université Laval

 

La théorie de l’esprit (TOM) permet d’attribuer des états internes à soi-même et à autrui. Les difficultés vécues par l’enfant autiste dans le développement de la TOM (Baron-Cohen, 1989) engendrent des difficultés d’ordre social et comportemental. En situation de lecture interactive, intervenir sur la TOM permet d’interpréter les états internes des personnages et de mieux les comprendre. La recherche a pour objectif de démontrer l’impact d’une intervention quotidienne en lecture interactive, déployée pendant dix mois, sur le développement de la théorie de l’esprit chez une enfant autiste de onze ans. Trois lectures interactives ont été sélectionnées. Les récits, les questionnements de l’adulte et les interactions de l’enfant en cours de lecture ont été analysés selon les critères d’attribution d’états internes de Veneziano (2010). Les résultats indiquent une évolution en ce qui a trait à l’identification des états internes qui semble avoir été soutenue par des interventions en lecture interactive.


Workshop L2-4
3:30PM to 5PM
Thriving in Schools : Diverse Activities for Diverse Learners

Nathalie CONSTANT and Chantal LEGAULT
Behaviour Consultants, Lester B.Pearson School Board

 

Diego BONATO  and Pamela SMITH
Family and School Support and Treatment Team Technicians, Lester B. Pearson School Board

 

Community schools within the Lester B. Pearson School Board territory have close to 20% of their population who have been identified with socio-emotional difficulties. In order to address the needs of this diverse student population, school personnel are striving to create opportunities for positive student engagement. Through relationship building activities, the Family and School Support and Treatment Team (FSSTT) strives to create positive school experiences for children while developing their individual learning potential. A school based systems approach permits us to support these students to build their own personal tool box while recognizing their unique skills, talents, and strengths. These activities provide the conditions for students to overcome their challenges and broaden their opportunities for success. During this workshop members of the FSSTT will share activities taking place regularly within our schools.  


Atelier L2-5
15 h 30 à 17 h 00
La cyberintimidation : un phénomène complexe

Roxanne BRETON-MONMART
Doctorante en psychologie, Groupe de recherche sur l’insertion sociale et l’apprentissage des personnes en situation de handicap, Université du Québec à Montréal et technicienne en éducation spécialisée, Commission scolaire de Laval

 

René LAVIGNE
Doctorant en psychologie, Équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience, Université du Québec à Montréal

 

L’intimidation est depuis longtemps considérée comme un problème dans les écoles. Depuis l’adoption, en 2012, du projet de loi 56, des plans d’action sont mis en place dans les établissements scolaires afin de contrer cette problématique. Or, depuis quelques années, ce phénomène se propage également par le biais de moyens de communication électronique. Le nombre de cas de cyberintimidation augmente et de nombreuses conséquences sont observables chez les victimes, les agresseurs et les témoins d’actes de cyberintimidation. Cette présentation vise à favoriser la compréhension du phénomène dans toute sa complexité ainsi que des impacts que celle-ci peut avoir sur les enfants et les adolescents, dont des difficultés sur le plan comportemental et émotionnel. De plus, elle vise à présenter les différentes formes de cyberintimidation et à proposer une conception schématique du phénomène ainsi que des pistes d’interventions et de recherche pour les intervenants œuvrant auprès d’enfants et d’adolescents.  


Atelier L2-6
15 h 30 à 17 h 00
Difficultés d’apprentissage et difficultés de comportement : double problématique et double défi !

Guy AUBLET
Conseiller pédagogique en adaptation scolaire, Commission scolaire Marie Victorin

 

Sylvie MOISAN
Professeure en psychoéducation, Université Laval

 

Plusieurs jeunes qui ont des difficultés de comportement persistantes ont également des difficultés d’apprentissage. L’inverse est également vrai (Kauffman et Landrum, 2009). Les pistes pour expliquer ce lien sont nombreuses : les difficultés de comportement découlent-elles des difficultés d’apprentissage, est-ce l’inverse ou les deux types de difficultés ont une cause commune. S’attarder aux liens possibles entre ces deux problématiques est important, car il est clair que la présence de difficultés de comportement est un défi pour la réussite des interventions visant les apprentissages. En général, la relation maître-élève est plus négative lorsqu’elle met en jeu des jeunes en difficulté scolaire et sociale (Potvin et Paradis, 2000). Quoi faire pour demeurer compréhensif, pour croire en leurs capacités et pour persévérer malgré les difficultés? Dans le cadre de cette conférence coanimée par le Comité québécois pour les jeunes en difficultés de comportement (CQJDC) et l’Institut des Troubles d’Apprentissage (Institut TA), le point sur l’état des connaissances sur le sujet sera fait et des pistes seront proposées afin de favoriser les actions auprès des jeunes qui présentent cette double difficulté.


Atelier L2-7
15 h 30 à 17 h 00
La gestion et la maitrise de l’anxiété dans un contexte scolaire

Caroline BÉLAND
Psychologue, Centre psychopédagogique de Québec

 

Charles ST-MAURICE
Enseignant en adaptation scolaire, Centre psychopédagogique de Québec

 

Pénélope ALLEN
Psychoéducatrice, Centre psychopédagogique de Québec

 

Les troubles anxieux sont les problèmes psychiatriques les plus répandus dans la population en général. Environ dix pour cent des enfants et des adolescents seraient atteints par ce type de pathologie. Si certaines peurs disparaissent avec le temps, les troubles anxieux se résorbent rarement d’eux-mêmes, d’où l’importance d’intervenir de façon précoce. L’anxiété chez les enfants et les adolescents soulève toutefois un problème de taille, car elle est souvent très difficile à détecter pour les parents. Comme intervenants et enseignants qui côtoient ces enfants tous les jours, nous avons certes un rôle à jouer! L’objectif de cet atelier est de mieux comprendre ce qu’est une réaction anxieuse «normale» et quand cela devient anormal. Quelles sont les manifestations de l’anxiété chez les enfants et adolescents? Et comment, dans une perspective RAI, je peux comme enseignant ou éducateur mettre en place des mesures universelles pour aider ces élèves. Des interventions ciblées seront également proposées afin d’aider ces mêmes élèves à maitriser leur anxiété selon l’approche de la thérapie cognitive et comportementale. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’importance de référer à des ressources professionnelles lorsque l’anxiété dev ent trop envahissante dans la vie d’un enfant ou d’un adolescent.  


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