Bourses Jeunes chercheurs

OBJECTIFS

Par la remise des bourses Jeunes chercheurs, le CQJDC dĂ©sire soutenir la formation des nouveaux chercheurs de pointe s’intĂ©ressant au domaine des jeunes prĂ©sentant des difficultĂ©s comportementales, sociales ou affectives. Des Ă©tudiants de deuxième et troisième cycles poursuivant un projet de recherche portant sur la question des difficultĂ©s chez les jeunes de 4 Ă  21 ans pourront ainsi recevoir une bourse les aidant Ă  terminer leur formation et leur projet de recherche. De cette façon, le CQJDC contribue Ă  l’avancement des connaissances portant sur les difficultĂ©s comportementales, sociales et affectives chez les jeunes, sur les moyens de les prĂ©venir et sur les stratĂ©gies d’intervention efficaces.

PRIX

Une bourse de 1000 $ sera remise Ă  un Ă©tudiant du deuxième cycle universitaire, et une bourse de 1000 $ sera remise Ă  un Ă©tudiant du troisième cycle universitaire. Également, une inscription gratuite au congrès du CQJDC sera offerte aux boursiers.

Remerciements

La remise des bourses Jeunes chercheurs est rendue possible grâce Ă  la prĂ©cieuse contribution du Centre de transfert pour la rĂ©ussite Ă©ducative du QuĂ©bec (CTREQ).

Gagnants de l’Ă©dition 2026

Bourse de troisième cycle

Aude Gagnon-Tremblay

Titulaire d’une maîtrise en psychopédagogie et d’un baccalauréat en psychologie de l’Université Laval, Aude poursuit actuellement un doctorat en psychopédagogie dans le même établissement. Ses intérêts de recherche portent sur la prévention et la gestion du stress et de l’anxiété chez les élèves du primaire selon l’angle des pratiques parentales. Coordonnatrice de l’Unité mixte de recherche Synergia depuis 2023 et chargée de cours depuis 2022, elle enseigne plusieurs cours portant sur l’apprentissage, la cognition et les troubles du comportement en milieu scolaire. Son expertise combine ainsi recherche, enseignement et transfert de connaissances vers les milieux scolaires, avec un engagement marqué pour le bien-être des élèves, du personnel éducatif et des parents.

Thèse

Exploration des pratiques privilégiées par les parents d’enfants manifestant du stress ou de l’anxiété lié à l’école et efficacité perçue

Au QuĂ©bec, environ 20 % des Ă©lèves du secondaire rapportent vivre de l’anxiĂ©tĂ© ou avoir un trouble anxieux, une augmentation significative depuis 2010 (Institut de la statistique du QuĂ©bec, 2024). Cette hausse de l’anxiĂ©tĂ© entraĂ®ne des consĂ©quences importantes sur les plans cognitif, psychosocial, scolaire et familial. La transition du primaire au secondaire, qui coĂŻncide avec l’adolescence, reprĂ©sente une pĂ©riode particulièrement critique oĂą l’anxiĂ©tĂ© peut se dĂ©velopper (Fogarty et al., 2022). Face Ă  la pĂ©nurie de ressources en santĂ© mentale dans les rĂ©seaux public et privĂ©, les parents deviennent souvent l’unique source de soutien pour leur enfant anxieux (Morris et al., 2019). Toutefois, plusieurs parents rapportent manquer de connaissances sur les stratĂ©gies efficaces et se sentent peu compĂ©tents Ă  intervenir auprès de leur enfant (Crouch et al., 2019). En plus, malgrĂ© l’importance reconnue des pratiques parentales dans le dĂ©veloppement et la gestion de l’anxiĂ©tĂ©, les parents sont peu intĂ©grĂ©s aux programmes prĂ©ventifs actuels. Cette recherche doctorale poursuit donc trois objectifs principaux : documenter les pratiques privilĂ©giĂ©es par les parents pour soutenir leur enfant en 6ᵉ annĂ©e lors de manifestations de stress ou d’anxiĂ©tĂ© liĂ©es Ă  l’Ă©cole, mesurer le sentiment d’efficacitĂ© personnelle des parents Ă  l’Ă©gard des pratiques dĂ©ployĂ©es et mesurer l’efficacitĂ© perçue par les enfants des pratiques privilĂ©giĂ©es par leurs parents.

Bourse de deuxième cycle

William McLellan

William complète actuellement sa maîtrise en psychoéducation à l’Université de Sherbrooke, après avoir obtenu un baccalauréat en psychologie à l’UQAM en 2024. Son parcours académique et professionnel l’a amené à développer un intérêt marqué pour la recherche et l’intervention auprès des jeunes en situation de vulnérabilité. Impliqué au sein de plusieurs équipes de recherche depuis 2025, il s’intéresse particulièrement à l’anxiété évaluative, au perfectionnisme et à l’excellentisme chez les adolescents. En parallèle de ses travaux de recherche, il a acquis une expérience d’intervention auprès de diverses clientèles.

Mémoire

Anxiété évaluative, perfectionnisme et excellentisme au secondaire : exploration de profils et de facteurs contextuels

L’adolescence constitue une période marquée par d’importants changements physiologiques et psychosociaux. Ces transformations rendent les jeunes particulièrement vulnérables à l’émergence de difficultés intériorisées, notamment l’anxiété (Kessler et al., 2007). Cette vulnérabilité est accentuée par l’intensification des exigences scolaires lors de la transition vers le secondaire ainsi que par une sensibilité accrue au regard d’autrui (Salomon & Jin, 2014). Plus précisément, l’anxiété évaluative apparaît comme une forme d’anxiété de plus en plus répandue chez les jeunes. Elle se définit comme la tendance à percevoir les situations d’évaluation scolaire comme menaçantes, entraînant des pensées liées à l’échec, une interférence cognitive et des réactions physiologiques de tension (Putwain, 2020). Une hypothèse explicative serait que l’anxiété évaluative n’exerce pas d’effets uniformes sur le fonctionnement scolaire et psychologique, car elle se manifeste différemment selon les profils d’élèves. Le modèle de l’excellentisme et du perfectionnisme proposé par Gaudreau (2019) offre un cadre novateur en distinguant le perfectionnisme rigide, associé à des conséquences négatives, de l’excellentisme, caractérisé par une poursuite flexible de standards élevés et lié à une meilleure adaptation. Ce projet vise ainsi à réaliser une recension systématique des écrits portant sur la nature des liens entre le perfectionnisme et l’anxiété évaluative chez les adolescents, à identifier différents profils d’élèves en fonction de leurs niveaux combinés d’anxiété évaluative, de perfectionnisme et d’excellentisme et à examiner dans quelle mesure l’appartenance à ces profils varie selon le genre.